Les élus scolaires : au cœur de l’élaboration du bien commun

Une société et un gouvernement qui se veulent démocratiques doivent appliquer les normes et les procédures de la démocratie dans tous les domaines d’activité, y compris l’éducation. Voilà la profession de foi à laquelle j’ai adhéré dès le départ à titre de Ministre de la Jeunesse en 1960, et ce, même avant la création du Ministère de l’Éducation. Cette proclamation de foi guidera tout au long de ma vie mon combat pour une éducation de qualité pour tous !

Je crois fermement à une démocratie représentative, où les commissaires sont élus à titre de citoyens, par l’ensemble des citoyens qui induit clairement chez les personnes élues une responsabilité à l’égard de leurs commettants : en effet, un élu doit avoir à cœur les valeurs et les intérêts de l’ensemble des citoyens. Le processus démocratique unit l’élu à ses électeurs et rend légitime sa participation à la délibération démocratique et à la construction du bien commun.

Au-delà de l’équilibre des pouvoirs entre le législatif et le politique, les défis éducatifs actuels sont tels qu’ils exigent l’attention pleine et entière de celles et ceux qui ont la responsabilité de l’avenir des jeunes et du Québec les élus scolaires et les commissions scolaires sont les acteurs de premier rang de cette responsabilité et de ce défi. Le Québec a besoin d’une vision de l’Éducation qui conjugue sa spécificité culturelle, son appartenance à l’Amérique et au monde, et qui le projette avec confiance et énergie dans l’univers planétaire du 21 ième siècle. Une telle vision doit animer la gouvernance, qui en définitive n’est que de l’ordre des moyens. Sur ce plan, il y a un important travail à faire, pour mobiliser l’ensemble des citoyens autour d’une vision claire et généreuse de l’éducation et pour que celle-ci soit, comme nous le souhaitons tous, une véritable priorité nationale. Et les élus locaux sont en première ligne de ce défi !

Je ne peux que souhaiter longue vie à la Fédération, suivez mon exemple…faites en sorte que l’École soit un lieu de sens maillé à son environnement de vie. Agir seul n’a jamais été la solution, il nous faut une participation citoyenne au cœur de l’édification de l’École, cela est tout à fait réalisable par des femmes et des hommes de bonne volonté…C’est le vœu d’un cœur de « jeune révolutionnaire tranquille » aimant les enfants que je vous souhaite tout en soulignant à tous les membres de votre Fédération un Joyeux 70 ième Anniversaire !

PAUL GÉRIN-LAJOIE

Président-Fondateur de la fondation Paul Gérin-Lajoie